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Septembre 2010 0432010 059

 

Mon atelier de peinture

 

K.ROLYNE

28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 11:18

 

En parrallèle de l'exposition du Musée de l'Orangerie, le Théâtre Dejazet propose une pièce de théâtre consacrée à la vie et l'oeuvre de Frida Kahlo.

 

L'actrice qui incarne le rôle porte la pièce à elle toute seule pendant plus d'une heure sur scène avec une énergie bluffante. La ressemblance physique est renforcée par des costumes magnifiques inspirés des toiles de l'artiste.

Frida en personne

Sa vie n'a pas été toujours rose, c'est le moins qu'on puisse dire et l'actrice entraîne la salle au travers des émotions, des épreuves et des engagement politiques de Frida et Diego.

 

C'est une très belle prestation, un texte bien écrit et une mise en scène pleine d'idées.

 

J'aime la peinture au théâtre, c'est un nouveau regard sur un artiste et son oeuvre, plus vivant et dynamique qu'une exposition traditionnelle. Les deux ensemble, c'est une formule efficace.

 

Bibiz à tous les burritos.

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 08:35

Ce soir je coupe le téléphone, j'ignore les SMS, je ferme ma porte et je ne suis plus là pour personne !

Sauf pour Stéphane Bern !

 

picassoportrait

A l'occasion des 40 ans de la mort de Picasso, France 2 consacre une soirée spéciale au grand maître ce soir à 20h45. Alors, à vos zapettes, on en reparle demain pour le débriefing. ça va être passionnant.

 

Bibiz à tous les fous du roi.

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 10:25

Après "Renoir", le cinéma nous offre un nouveau film sur l'art, la création, la fin de vie d'un artiste et son modèle. Filmé en N&B, librement inspiré de la vie de l'artiste Aristide Maillol et de son dernier modèle Dina Vierny, ce film est un petit bijoux.  L'artiste et son modèle. 2jpg

Intimiste, sans chichi, sans musique, prenant tout le temps nécessaire à filmer l'introspection du sculpteur, sobre, efficace, on plonge dans ses doutes, ses hésitations et le processus de tâtonnement de la création. On admire les débuts de cette jeune modèle arrivée là sans l'avoir voulu, ses craintes et les liens qui se tissent entre eux. L'atelier de cet artiste est superbe. Chaque plan est somptueux.

 

Ce film n'a aucun des quelques défauts de "Renoir" : pas de maladie, pas de vieillard handicapé, pas de souffrance, pas d'histoire d'amour explosive, pas d'interférence. Ce film reste entièrement concentré sur son sujet, l'artiste, son modèle et les affres de la création. Le titre ne trompe personne. Séance de pose, travail de sculpteur, peinture au grand air, esquisse au fusain, exigence et insatisfaction d'artiste. On retrouve toutefois l'idée que les artistes se prennent un peu pour Dieu.

  l-artiste-et-son-modele-photo-513e27a195945

 

Les trois acteurs sont sublimes, l'artiste et son modèle et la femme de l'artiste.

 

Et cet artiste, interprété par Jean Rochefort, est touchant. Il campe à merveille ce vieux sculpteur, qui peint et dessine tout aussi bien, assailli par des complexes de débutant et des angoisses de vieux bonhomme. Face à Rembrandt, il s'incline (cette scène est absolument magnifique). Face à son oeuvre, il ne sait plus où aller, cassant d'un acte manqué ses ébauches : ce n'est que du travail, seul l'art compte. Il se cherche et emporte avec lui dans son désespoir cette jeune fille fraîche et délicieuse qui fait tout son possible pour l'aider dans son travail, malgré les crampes et l'ennui des journées de pose. Elle y parvient, non sans crise de colère et coup de sang. Mais aussi crise de rire et acte de courage.

 

ça me parle beaucoup à moi tout ça. J'en ai savouré chaque minute et c'était exquis.

 

Bibiz à la Méditerranée (la sculpture hein bien sûr).

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 08:52

berthe pour fiction tv

Bien câlée dans mon canapé, l'Ipad sur les genoux, j'ai eu le plaisir de regarder ce téléfilm que j'avais manqué samedi soir.

 

Je suis très sévère avec la télévision. Je suis très sévère avec les téléfilms. Et je suis très exigeante avec la peinture. On ne rigole pas avec ces choses-là. Et avec Berthe Morisot le téléfilm je ne comptais mettre mes attentes de côté. Pas de pitié. 

 

Et bien, je n'ai pas trouvé grand chose à redire. C'est très bien joué. C'est beau et bien filmé. ça devient carrément crédible lorsqu'on voit (enfin) les peintres revêtus de blouses pour peindre et qu'on les voit peindre eux-mêmes ! C'est assez rare pour être souligné. Au cinéma, on ne voit jamais un acteur jouer du piano, monter à cheval ou peindre pour de vrai. Ce sont toujours des doublures de pianiste, cavalier et peintre qu'on peut voir.

 

Voir Manet et Morisot peindre c'est quand même quelque chose.

 

J'ai pourtant bien une critique à faire : c'était trop court. Il faut qu'il y ait une suite !

 

Le téléfilm s'arrête au moment où Berthe va se marier. Mais après son mariage, elle n'a jamais cessé de peindre, ce que ne précise pas vraiment le film. Mieux ! Elle a trouvé en son mari et sa fille Julie de nouveaux modèles et sources d'inspiration. Il y a donc matière à filmer. J'attendais de voir comment le téléfilm nous montrerait la vie d'une femme mariée peintre et mère de famille du XIXème. C'était ça le vrai challenge pour cette époque ! Ne renoncer à rien et tenir. Et le succès de Berthe Morisot, c'est d'avoir refuser la fatalité du mariage qu'elle considérait comme un danger pour son art. Elle n'a pas sacrifié sa peinture une fois mariée. La deuxième partie de sa vie est un espoir pour les femmes artistes de cette époque.

 

Et ma deuxième critique : Degas, Monet et Renoir sont totalement absents. J'aurai bien aimé voir le bougon Degas quand même.

 

Et enfin pour finir, j'ai eu un peu de mal à me croire à Lorient tout de même, mais c'est parce que je connais trop les lieux pour être dupe.

 

Il paraît que Mme Adjani a laissé tomber son projet de film sur la vie de Berthe Morisot. Je trouve ça dommage. Là où ce téléfilm s'arrête, le cinéma pourrait prendre la relève...

 

Bibiz à la plage d'Ars en Ré.

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 09:00

 

Alceste

 

Alceste ou Fabrice Luchini en peintre misanthrope casserons.

 

Enfin, peintre... heu acteur je voulais dire, mais moi je vois que ce que je veux.

 

Ah mais quel pied ce film !!!!!!!

 

Il réunit tout ce que j'aime :

  1. l'île de Ré,
  2. des vélos tout pourris,
  3. la peinture de Philippe Deschamps,
  4. des gillardeau,
  5. un grand texte en alexandrin,
  6. le roucoulement des tourterelles,
  7. des volets verts,
  8. les plus belles plages du monde,
  9. les plus beaux marais du monde, 
  10. la plus belle piste cyclable... du monde,
  11. une maison avec des bibelots partout,
  12. des toiles superbes sur les murs, 
  13. de magnifiques murs bleus d'ailleurs (j'en rêve depuis pour chez moi),
  14. de l'ironie sur les prix ahurissants de l'immobilier rétais,
  15. la vérité sur le micro climat rétais (enfin, moi je suis persuadée qu'il est portingalais le micro climat, mais je ne veux pas me fâcher avec le reste de l'île),
  16. cette arrivée si belle sur l'île,
  17. un peintre débutant.

Bref, j'avais l'impression d'être comme chez moi.

 

A rajouter à cette liste : deux acteurs délicieux et une mise en scène brillante.

 

Alceste 2

Bibiz au plus bel endroit du monde.

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 09:17

Berthe Morisot téléfilm

Samedi 16 février à 20h45 France 3 va diffuser un téléfilm sur la vie de Berthe Morisot, dont certaines scènes (celle de la photo ci-dessus probablement), ont été tournées sur l'ile de Ré. Je voudrais bien le voir moi ce programme, sauf que... pile ce samedi-là, je n'aurai aucune télé sous la main. Dommage.

 

J'espère que je pourrais au moins le voir sur internet, en replay. Sinon, vous me raconterez, n'est-ce pas ?

 

Bibiz à la campagne loin, reculée, sans télé, sans wi-fi.

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 14:08

L'art et le cinéma font bon ménage en ce moment. Renoir en janvier, Maillol en mars. Enfin, un film qui m'a tout l'air bien inspiré de la vie de Maillol en tout cas, car les personnages portent des noms différents. Et les sculptures qu'on peut voir dans la bande-annonce sont sans équivoque. Ici, la pose de "Méditérannée". Et aussi Jean Rochefort dans le rôle de l'artiste et Aida Folch dans le rôle du modèle.

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Ce film sera sans doute inspiré de la vie de Dina Vierny aussi puisqu'il se situe pendant la deuxième guerre mondiale. Il y a tout lieu de penser qu'il évoquera la résistante qu'elle était.

 

Dina et Maillol

 

Un film en noir et blanc, moi ça me séduit. Je suis partante. Mais le public risque de trouver que ça fait beaucoup de films tout d'un coup sur de vieux artistes en panne qui retrouvent la verve et l'inspiration grâce à l'arrivée d'une jeune modèle toute fraîche, toute jolie. Non ?

 

Faut pas bouder son plaisir moi je dis.

 

Bibiz à l'art qui inspire le cinéma.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 09:17

Renoir 1

Mon ticket en poche. MariChéri à mes côtés. Le Gaumont Opéra en vue. Je trépigne. La séance va bientôt commencer ! Vite ! On court jusqu’au cinéma. On s’installe enfin. Noir. Les premières notes. Les premières lumières.  Délicieux. L’arrivée de Dédé. La première pose face au grand peintre. Puis la vieillesse et son implacable douleur. Celle qui ruine le corps et souvent affecte la volonté. Mais pas celle de Renoir. Non. Malgré la douleur, malgré les difficultés, il ne renonce pas et poursuit son œuvre. Il y trouve refuge. Sa créativité le maintient. Il peint quinze toiles par jour et ne s’arrête que pour souffrir.

 

Autour de lui, des femmes. De belles femmes qui resplendissent dans la lumière chaude du sud de la France. Des chevelures rousses, brunes, blondes. Des fesses, des seins. Des chairs illuminées d’un soleil doré. Des bébés. Des fruits. Des ciels et du vent. La nature en herbe. Les cigales et les chants d’insectes. La fraicheur d’une rivière.

 

Revient à lui enfin, le deuxième de ses trois fils. Blessé. Mais jeune et homme. Et vite séduit par la rousse. Ils rêvent à deux de cinéma et de gloire.

 

L’histoire est tirée du livre que j’ai lu récemment, « le tableau amoureux » écrit par Jacques Renoir l’arrière petit-fils du peintre.

 

Le contrat est rempli : chaque acteur s’est emparé de son personnage avec talent. Pas de fausse note, pas d’inégalité. Tous sont impeccables.

 

La musique est superbe. Alexandre Desplat bien sûr, que les fans d’Harry Potter et Twilight connaissent bien. Ici, tout en douceur et poésie.

 

« Renoir » a tout pour plaire.

 

A mes yeux, la plus grande réussite de ce film c’est la lumière. C’est la couleur. La photographie. Bien sûr que cela ne suffirait pas. Mais filmer un peintre entraîne pour l’œil une déformation artistique. Ce n’est pas un film impressionniste, mais chaque tache de lumière vibre différemment, parce qu’on est chez Renoir. Chaque plan dans l’atelier évoque d’autres plans, d’autres portraits. Ceux-là même peints par le maître. On ne peut pas plonger dans la peinture de Renoir en y restant insensible.

 

Ça commence par cette séance de peinture en pleine nature. Une Eve face à son créateur. Eux deux seuls, et la nature vibrante et foisonnante. Première larme. Puis, un pinceau qui dilue sa couleur dans un pot de white. Deuxième larme. Une belle actrice pieds nus, de rouge vêtue, marchant sur les galets d’un ruisseau, à l’abri d’une ombrelle. Bon sang que c’est beau ce rouge et ce vert ensemble. Encore une larme. Puis les adieux d’un père à son fils. Mouchoir please.

 

Alors oui, c’est cette alliance qui en fait un beau film.

 

Il m’a plu, mais j’étais un public facile. Conquis d’avance. Espérant beaucoup. Et n’ayant pas été déçue.

 

Bibiz à M. Gilles Bourdos

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 10:28

Ernest 001

 

C'est l'histoire d'une petite souris qui ne voulait pas devenir dentiste car elle préférait dessiner et peindre. On la comprend.

Mignon à croquer. Musiques poétiques et dessins délicats.

C'est le film de Noël pour les tous petits.

 

Bibiz à toutes les petites souris artistes.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 09:24

Renoir - Le tableau amoureuxHello tous. Si vous me lisez régulièrement, vous savez que j'attends avec impatience la sortie du film sur Renoir. Mais si, j'en ai parlé cet été. A relire ICI

 

Et donc, vous savez aussi que je vous conseille la lecture du livre qu'a écrit son fils Jean. Ben voilà que dans ma bibliothèque de Paris préférée, dont je pille le rayon Beaux-Arts chaque semaine, je suis tombée sur le "roman" qu'a également écrit l'arrière-petit-fils du peintre sur l'illustre personnage. C'est que c'est une grande famille ! Voici donc le récit et les souvenirs de l'arrière-petite-fils. Il y raconte ses vacances dans la demeure familliale du sud, les Colettes. Vous imaginez ma joie ! J'ai hâte de le lire !!!! Et de retrouver Renoir, son humour, ses traits d'esprit et son bon sens.

 

Tout ça me donne encore plus envie de voir le film. Mais j'ai un peu peur d'en attendre trop et d'être déçue. Oui, parce qu'après toutes ces lectures, j'ai mon Renoir à moi bien en tête. On verra. Le rôle a quand même été confié à un grand acteur.

 

Bibiz à l'arrière-grand-mère de mes pitchounes.

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 07:31

GoyaHello chers téléspectateurs du dimanche, voici ma petite chronique sur le film de Milos Forman.

 

Bah, c’était pas mal !

 

Voilà.

 

Tremblez, tremblez critiques de Télérama face à la pertinence de cette fine analyse tout en justesse ! Voici venir la nouvelle ère de la critique ciné, ponctuée de bof bof, pas mal et génial.

 

Bon, pour développer un peu : j’ai beaucoup aimé tout ce qui concerne Goya. Superbe scène de gravure, filmée dans les détails sous une lumière  chaude, hilarante révélation du portrait de la reine d'Espagne, sévère et inquiétant jugement de l’église sur les gravures de l’artiste, magnifiques gestes de peintre. Côté art, je crois que ce film est à la hauteur. Les lumières sont magnifiques, l'ambiance de l'atelier du peintre devenu sourd, est très belle. Les portraits du roi et de la reine, les clins d'oeil aux autres toiles célébres du peintre, et même une visite des réserves espagnoles. Tout y est. On n'est pas déçu.

 

Mais alors pourquoi, pourquoi diable n’avoir pas fait de Goya le personnage principal ? Pourquoi ce prêtre et cette pauvresse victime de l’inquisition ? Pourquoi avoir glisser cette mauvaise (et cruelle) histoire d'amour entre les plans dans l’atelier, les poses des souverains et les croquis pris par Goya sur le vif ? Sans doute parce que l'art ne suffit pas à dénoncer l'injustice, la cruauté et le fanatisme religieux. Sans doute parce qu'en réalité ce n'est pas un film sur Goya, mais sur l'Espagne. Ce n'est pas non plus un film sur l'art, mais un film sur les révolutions, l'obscurantisme et les retournements de situation politique. C'est davantage un film d'Histoire qu'un film d'histoire de l'art. Et Goya n'est plus qu'un personnage parmi d'autres, témoin des changements de son pays.

 

"Les fantômes de Goya" reste quand même un bon film. Disons que sur 5 étoiles, je lui en mettrai 3,5. Peut-être même 4.

 

Bibiz à toutes les télécommandes.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 14:09

Les fantômes de GoyaHey ! Salut cinéphile de passage, amateur de peintres et de toiles, d'histoire de l'art et de Télé-Loisir. Ce soir sur Arte on pourra voir ce film de Milos Forman sur Goya, sa muse et ses fantômes. J'espère qu'on y parlera un peu peinture aussi, sinon je vais être déçue.

 

En plus y a Natalie Portman (avant qu'il ne lui pousse des ailes de cygne noir) et Javier caliente Bardem (avant que Pénélope ne lui mette le grapin dessus). Bon, ben je sais quoi faire ce soir moi.

 

En plus, je ne l'ai jamais vu ce film. Et c'est qu'il est pas vieux pourtant, 2006 ! Je devais hiberner, je vois pas.

 

Bon, et je vous ferai une critique digne de Télérama, c'est promis.

 

Bibiz à tous les programmes télé.

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 08:40

Petit billet cinéma aujourd'hui.

 

RenoirIl y a quelques jour dans mon Gaumont préféré, j'ai vu la bande annonce du film "Renoir" qui sortira au début de l'année 2013. Vous imaginez mon excitation ? Le film retrace la fin de la vie de l'artiste lorsqu'à l'issue d'une rencontre avec une jeune femme, le peintre recouvre ses forces pour accomplir ses dernières toiles. Le dernier sursaut créatif d'un génie. Michel Bouquet y tient le rôle du peintre, son jeune fils Jean, le futur cinéaste, étant interprété par Vincent Rottiers.

 

Personnellement, je reconnais le génie de Renoir, mais je ne suis pas une fan absolue de sa peinture. Certaines périodes me sortent par les yeux. Les grosses baigneuses roses et vert amande, je ne peux plus les voir en peinture. Bien sûr que ses toiles les plus célèbres sont très belles, mais Renoir n'est pas mon impressioniste préféré.

 

Par contre, je suis toujours très émue devant les portraits de ses enfants. C'est l'amour d'un père qui explose aux yeux de tous. Je trouve cela très émouvant. J'aime beaucoup aussi la période plus impressionniste de Renoir, même s'il s'en est détourné pour retrouver après réflexion ses premiers amours de jeunesse.

 

Au-delà de la peinture, il y a surtout un homme et quel homme ! Un homme qui aimait la vie, les femmes, les enfants, le soleil et la joie. C'était un homme gai aux répliques drôles, bien que parfois misogyne. Il n'était pas le seul à l'époque.

pierreaugusterenoir

 

Je vous invite vivement à lire le livre qu'a écrit Jean Renoir sur son père, c'est un véritable témoignage sur la vie de l'époque, sur le mouvement impressionniste, les rapports entre les artistes et les marchands d'art et naturellement sur la personnalité du peintre. C'est drôle, touchant, j'ai versé une petite larme à plusieurs moments.

 

Jean Renoir y évoque ses souvenirs d'enfance et décrit la peinture de son père telle qu'il la voyait avec ses yeux de petit garçon. Il raconte les modèles qui posaient, les expositions, les vacances, les déménagements, ses frères, sa mère, les autres peintres, les amis et visiteurs.

 

Une anecdote m'a beaucoup plu, même si elle ne concerne par Renoir directement : la façon dont Monet a convaincu le directeur de la Gare Saint Lazare de l'autoriser à peindre dans ladite gare, allant même avec un énorme culot jusqu'à retarder le départ des trains pour achever sa toile, tout le personnel se pliant à ses désirs, alors même que Monet n'était pas encore le grand peintre reconnu qu'il sera plus tard. Quelle audace et assurance ! Renoir était exactement l'opposé : discret, humble et sans chichi, disant qu'il avait déjà énormément de chance de pouvoir vivre de sa peinture sans prétendre en plus en tirer gloire et fortune.

 

Autant vous dire que je serai au premier rang pour voir le film. Je ne vous cache toutefois pas ma crainte de le voir peu diffuser et connaître le même sort que le film sur Bruegel sorti cet hiver dans trois salles à Paris et que je n'ai même pas pu voir à mon très grand regret. J'attends que "Renoir" le film assure un peu plus de promotion, lui garantissant le succès public nécessaire à une sortie dans les grands réseaux habituels. Sinon, je sens que je vais encore être énervée contre l'impitoyable guillotine du box-office et le cinéma façon TGV qui ne laisse aucune chance aux films de rencontrer leur public.

 

Bibiz à ma carte de fidélité Gaumont.

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 14:25

Hello tout le monde. Je viens de voir qu'en décembre sortira un film sur le peintre hollandais Bruegel l'Ancien, dont le sujet porte sur la création de sa toile "Le portement de la croix". Le film s'appelle "Bruegel, le moulin et la croix", et il y a même la grande Charlotte Rampling dedans (je l'adore). C'est pour le 28 décembre tout ça. Call me Allociné.

  Le-Moulin-et-la-croix Bruegel

C'est pas que je sois vraiment fan de la peinture de cette époque. C'est encore un peu trop trop le Moyen-Âge à mon goût, et pas encore trop trop assez la Renaissance non plus. De toutes façons les peintres hollandais, à part Vermeer et Rembrandt... Nan, je déconne.

 

Pour ce qui est de Bruegel, c'est à Vienne qu'on peut voir ses plus belles toiles, la tour de Babel, par exemple. Je dis ça juste comme ça. Quoi j'ai pas fini de saouler tout le monde avec Vienne ? Non, ça j'ai pas fini.

 

La bande-annonce fait quand même bien envie. Les effets ont l'air surprenants. On plonge dans le tableau (ou le film plutôt). La magie du numérique. J'irai bien le voir ce film, même s'il n'a pas l'air franchement rigolo et que c'est genre ambiance inquisition, torture gratuite de la populace et compagnie.

 

Juste pour parler des peintres contemporains de Bruegel, il y en a un que je déteste, c'est Jérôme Bosch. Ah là là mais quel cauchemar cette peinture ! Pour la petite anecdote, j'ai été traumatisée enfant par ses toiles après avoir dormi chez un copain. Dans la chambre où je dormais il y avait une grande reproduction de l'Enfer ! Nan mais quelle idée franchement, faut pas être bien dans sa tête pour avoir ça chez soi ! Bonjour l'ambiance, je vous dis pas. Je dormais en tournant le dos à cette affiche et j'essayais de ne plus y penser. Mon estomac se retourne rien que d'y songer. Berk berk berk.

 

Vite, vite, faut penser à une belle toile de Monet ou de Gauguin pour se changer les esprits ! Ah oui, une ombrelle, des coquelicots, ah oui une plage rose, une belle tahitienne... Ah oui, tout de suite, ça va beaucoup mieux. Ouf !

 

Bibiz à toutes nos belles toiles impressionnistes qui font pas faire de cauchemar.

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 08:51

 Le Tableau (Lola)

Comme je vous l'avais annoncé, avec ou sans enfant pour m'accompagner, j'étais décidée à aller voir au cinéma "Le Tableau" le nouveau film de Jean-François Laguionie. Fiston était très emballé par la bande-annonce. Il aime bien les arts et la peinture (sans doute pour faire plaisir à sa maman...) et il aime aussi beaucoup les dessins animés. C'est également un grand fan du film "Le Roi et l'Oiseau". Aussi, lorsque je lui ai expliqué que le réaliseur du film "Le Tableau" avait travaillé avec Paul Grimault le père du petit ramoneur de rien du tout, j'avais fini de le convaincre.

 

Comment vous dire à quel point ce film est une réussite ? A quel point c'est un film profond, qui présente plusieurs niveaux de lecture ? C'est un film intelligent, beau et émouvant. Amour, amitié, séparation, injustice, courage, intolérance, détermination, violence, haine, réconciliation. Tous les personnages représentent un sentiment humain.

 

C'est une quête spirituelle aussi, celle du créateur. Les personnages recherchent le peintre qui les a créés, puis les a abondonnés. 

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Mais c'est également un film sur la liberté et l'autonomie des personnages par rapport à leur créateur. Je ne vais pas vous dévoiler tout le film, mais si vous avez des enfants de 7 ans (avant ce n'est pas la peine, ils ne comprendront pas) emmenez-les voir ce chef d'oeuvre.

 

Et puis, mon oeil s'est vraiment régalé à repérer toutes les références artistiques subtilement glissées au cours du récit. C'est un pot pourri de toiles, d'allusions à des peintres célèbres et de clin d'oeil aux couleurs.

 

minotaure

On y trouve du Modigliani, du Chagall, du Matisse bien sûr, des toiles de Manet et aussi des croquis de Picasso. Je vous livre ici quelques un de ces petits clins d'oeil. Il y en a sans doute plus que ceux que j'ai vus.

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Le personnage de Magenta me fait penser au joueur de fifre de Manet par exemple. On aperçoit d'ailleurs clairement cette toile à un moment du film.

  Matisse Grand Nu

Garance, la grande femme nue allongée et amoureuse du Peintre, a des airs de "Grand nue" de Matisse.

 

Le personnage de Claire fait référence aux portraits de femmes peints par Modigliani. Ses rêves nous emportent dans les tourbillons d'étreintes de Picasso, dans le ciel de Chagall où volent les amoureux. C'est vraiment romantique. 

 

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Le Peintre lui même est inspiré de Monet me semble-t-il. Et la ressemblance n'est pas que physique ! Il est ronchon, solitaire, colérique, amoureux dans le passé, destructeur aussi. ça pourrait aussi bien être Cézanne pour le côté solitaire et de mauvaise humeur. En vieillissant, le Peintre est devenu un mélange de Pissarro et de Monet, un vieux bonhomme avec une barbe blanche, la figure de Dieu le Père en fait.

monet-autoportrait

 

On trouve aussi un Arlequin bleu, prénommé ironiquement Orange de Mars, qui me fait penser au portrait que Picasso a peint de son fils Paul. On retrouve d'ailleurs une famille déchirée dans l'atelier de ce Peintre : une femme nue amoureuse, un Arlequin solitaire qui veut jouer et un autoportait bougon. Le tempérament colérique de peintre a-t-il eu raison de ce bonheur ? On se le demande...

 

La visite de Venise est également délicieuse.

 

Ce film est un pur bijoux, un condensé de références à l'art français. Un chef d'oeuvre qui se nourrit de sa propre culture.

 

Je veux bien admettre que j'étais dès le départ très séduite par le sujet et par ce film, et que je fais peut-être preuve de peu d'objectivité. Mais ce film a tenu ses promesses. Il ne me reste alors qu'à dire bravo.

 

Bibiz à tous les peintres qui font du cinéma.

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Cher lecteur, voici plus de quinze ans que je peins. Cette passion trouve par ce blog un moyen d'exposition adapté à mon rythme de création et à ma vie très active. J'ai fréquenté de nombreux ateliers, fait de superbes rencontres et appris auprès d'artistes reconnus. Les tableaux, croquis et dessins présentés dans mes albums couvrent ces quinze dernières années. Je vous présenterai celles à venir par mes articles. Bonne visite dans mon atelier.

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