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Septembre 2010 0432010 059

 

Mon atelier de peinture

 

K.ROLYNE

27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 13:40

Qu’il fait bon, qu’il fait doux au coin de la peinture de M. Carl Larsson !

Un peintre suédois tout droit venu des jours sans nuit de l’été et des hivers sans fin. La neige, la nature, la maison suédoise toute de bois, de vin chaud et d’enfants blonds et riant.

Pour 8 €, le Petit Palais vous offre un voyage en Suède. Ce serait trop bête de s’en priver et moi, je ne pouvais pas passer à côté, histoire de retrouver des sensations de ce pays dont j’ai gardé un merveilleux souvenir.

Cette peinture est d’une fraîcheur et d’une spontanéité qui réchaufferait les cœurs les plus froids du grand nord.

 

L’artiste a d’abord passé quelques temps à Paris puis aux côtés des peintres de l’école de Barbizon.

 

Son talent est moyennement reconnu en France, même si l’Etat lui a acheté des aquarelles. Il rejoint sa Suède natale. Le succès l’attend là-bas.

 

Il devient un peintre de l’intime des familles. De la sienne surtout qu’il représente dans sa maison de poupée dans des aquarelles d’une dextérité stupéfiante. Sponsorisée par IKEA (si si !), cette exposition est délicieuse. Trop brève sans doute, mais suffisante pour montrer l’essentiel de cet artiste.

 

Krisprolls Art

A travers ce témoignage maîtrisé, on retrouve l’esprit de la Suède, un environnement familial équilibré et joyeux où la vie est rythmée par les changements de la nature au fil des saisons. La place des enfants est très claire : ils sont le centre de cette vie d’artiste.

 

Bibiz à tous les enfants de ce pays charmant.

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 09:56

Ce week-end, c'était la nuit européenne des musées.

 

Nous l'avons passée en compagnie des nouveaux réalistes, domiciliés actuellement au Musée en herbe. Equipés en archéologues du futur, les pitchouns et leurs parents sont partis à la découverte de ces hurluberlus qui enterraient leur table après le déjeuner, découpaient les objets en morceaux ou inventaient des couleurs qui existaient déjà.

La bande à Niki by night

Arman, César, Niki, Raysse, Tinguely et autres comparses n'ont désormais plus de secret pour eux. Oui, on peut peindre avec des corps, des pistolets ou des tissus. Oui, on fait de l'art avec des canettes de coca écrasées, des affiches de métro arrachées ou des pots renversés.

 

La bande à Niki by night
La bande à Niki by night

Personne ne se prend au sérieux et pour les enfants, c'est une surprise et un plaisir. C'est de l'art façon destroy ou spontané, ça leur parle beaucoup.

 

Celui qui a rencontré le plus vif intérêt a été Spoerri qui ne voulant pas débarrasser la table, eut l'idée de coller tout les couverts et restes pour en faire une oeuvre. Cette idée a fait du chemin puisque dès le lendemin, Bout'chou nous a réclamé un pot de colle au moment de débarrasser la table...

 

Fichtre !

 

Bibiz à tous les artistes du futur.

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 09:15
Frida & Diego

J'ai eu un peu de temps pour visiter l'expo des deux méga stars mexicaines, le couple infernal qui formaient Frida Kahlo et Diego Rivera.

Bon.

Je vais être honnête. J'ai découvert les œuvres de Rivera et là j'ai admiré le peintre.

Mais je me suis sentie tellement mal à l'aide devant certaines toiles de Frida. Il y a quelque de fascinant et de morbide à la fois. J'ai pas été tellement convaincue par ses toiles. C'est une grande artiste, tout ça on le lit partout, ses autoportraits sont impressionnants. Mais la souffrance qu'elle a personnellement vécue, ses tortures physiques, son corps mutilé, ses fausses-couches, j'ai eu un peu de mal.

Voilà c'est dit.

Il n'en demeure pas moins que c'est une exposition intéressante, dont l'ambiance mexicaine est appuyée par une mise en scène à grand renfort de cactus en plastique et de couleurs en mode hacienda. E viva Mexico !

Rivera Paysage du midi

Rivera Paysage du midi

C'est court comme expo, genre échantillon. Mais c'est suffisant.

Côté pratique, prévoyez vos billets coupe-file, l'expo rencontre un grand succès. Faut compter pas mal d'attente à l'entrée pour les freeriders qui s'affranchissent de toute organisation planifiée.

Perso, j'en suis ressortie avec une folle envie de légèreté et de gaieté.

Frida & Diego
Frida & Diego

Voilà pour le Mexique et ses deux grandes figures.

Prochain rendez-vous au Grand Palais.

Le feu sous la glace.

A très bientôt, et au fait bonne année à vous tous, que 2014 vous soit créative et heureuse.

Bibiz à toutes les cartes de vœux.

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 09:26
Zen restons zen !

Je m'étais promis de vous dire un mot ou deux sur l'exposition Chu Teh-Chun de la Pinacothèque qui est juste splendide. C'est de l'abstrait pur jus et qu'est-ce que c'est beau ! De la poésie à l'état brut. J'ai été fascinée. Une lumière et des contrastes terribles, une paix et une sérénité se dégagent de cette peinture, mais tout à la fois, il y a beaucoup de force et d'énergie.

Les titres sont aussi énigmatiques qu'oniriques. C'est fait exprès. C'est de l'art abstrait.

J'ai tenté une petite folie en copiant avec mes feutres une des toiles. Les gens m'ont regardé comme si j'étais folle. Copier de l'art abstrait ? Ouais ouais je sais, mais quand j'aime moi, je fais des folies.

Zen restons zen !

Je ne trouve pas tant de photos de toiles sur internet. C'est frustrant. La qualité est décevante, comme toujours. L'impact d'une toile et de ses pigments, son velouté, la lumière qui rayonne de l'intérieur, ne pourront jamais être rendus par une photo.

 

C'est comme ça. C'est de l'art abstrait.

 

Bibiz à mon encre de Chine.

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 09:45
Gimme gimme gimme

a man after midnight...!

Au Musée d'Orsay, les mâles, les vrais, sont là tout en muscles et en fesses. Héroïques, athlètes, divins ou simples mortels. Qu'il soit hétéro et/ou homo, cette magnifique exposition nous offre une belle palette de toiles, de photos et de sculptures, allant du classicisme au plus moderne.

Le Musée d'Orsay est en train de devenir un musée très rock & roll, ouvert à la modernité, ne craignant pas d'exposer ensemble des académies de David ou Flandrin aux côtés de photos d'Eminen par La Chapelle ou de toiles de Pierre & Giles.

C'est juste super agréable de découvrir au sein du musée de l'impressionnisme des toiles contemporaines.

Cette exposition m'a tellement plu, ébranlée et émue, que je ne dévoilerai pas ici les œuvres qui m'ont le plus touchées pour conserver l'impact de leur découverte.

J'ai ainsi été particulièrement frappée par l'œuvre de Mueck, celle de Louise Bourgeois, les photos de La Chappelle et celles de Pierre & Gilles. C'est juste incroyable.

Mention spéciale à Orlan, avec son œuvre l'origine de la guerre, double au masculin de l'origine du monde de Courbet.

Cette exposition éclaire énormément sur la place du nu masculin dans l'histoire de l'art, et également du nu féminin qui était loin d'être courant à l'époque pour des raisons de mœurs. Le corps de l'homme était le canon idéal de l'humain. Les artistes s'y projetaient en héros de l'Olympe ou de la Bible. Le nu était un passage obligé pour tout artiste voulant parfaire sa formation artistique. Ainsi donc, le corps de l'homme était exposé beaucoup plus qu'il ne l'est aujourd'hui, car il était assimilé à un demi-dieu (en toute modestie). La femme était absente.

Gimme gimme gimme

Les choses se sont ensuite inversées, et montrer un homme nu est devenu dérangeant, tandis que celui de la femme allait devenir surexposé à l'excès, teinté d'hypocrisie bourgeoise. C'est ce qu'a voulu dénoncer Manet et son déjeuner sur l'herbe, puis son Olympia.

Je ne suis pas sûre qu'aujourd'hui on soit si tranquille avec le nu masculin. Je pense que le nu masculin est devenu très gay friendly, et donc réservé à ce seul public. Il reste dérangeant, surtout pour les hommes qui ne sont pas à l'aise avec l'homosexualité.

Gimme gimme gimme

Le corps de la femme, lui, s'est tellement banalisé qu'on ne peut pas vraiment faire scandale avec, non ?

Ce que j'en conclus c'est que le vrai tabou du nu, qu'il soit féminin ou masculin, ce n'est pas de montrer des sexes, des seins, des fesses ou même des érections. Non. Le vrai tabou dans l'art, c'est le poil !!!!

Le poil casse le mythe. Il nous rendrait les personnages trop proches et trop communs. Les Dieux du stade, les éphèbes et les héros ne peuvent nous ressembler. Ils sont imberbes. Ce canon de beauté masculine est résistant. Et il a contaminé le nu féminin. Déesses, nymphes ou prostituées sont imberbes elles-aussi.

Le poil, c'est le dernier rempart de la provocation et du scandale.

Allez, organisons la résistance et brulons nos épilady ! Nan, je déconne.

Bibiz à ma pince à épiler.

La bande-annonce de l'expo.

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 10:10

We rose up slowly

C'est l'histoire d'un mec dont le patronyme est celui d'un Etat confetti (à une lettre près) et qui peint en conséquence des petits points partout sur ses tableaux sans être un postimpressionniste. C’est l’histoire d’un mouvement qui était doté, il faut le reconnaître, d’une sacrée bonne dose d’humour. Enfin, c’est l’histoire de milliers de visiteurs qui se sont esquinté les yeux en voulant voir de trop près les CLIP ! CRAP ! BANG ! VLOP ! ZIP ! de Roy Lichtenstein au Centre Pompidou.

Hot dog 

Car oui, ça fait un peu mal aux yeux sa technique. On garde ses distances, c’est obligé. Grâce à cela, on apprécie ses œuvres sans avoir à jouer des coudes.

  

Stretcher frame with cross bar III

J’ai donc découvert un artiste que je croyais connaître par cœur. Oui, la BD, oui les publicités, tout le monde les a en tête. SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !

 

whaam 

Mais ses sculptures ? Ses nus ? Son feng shui ? Son tuning auto ? Et son admiration pour les maîtres Monet, Picasso, Mondrian ou Léger dont il glissait des références dans ses tableaux ?

SP A1879

 

Ici, les cathédrales de Rouen de Monet, façon Lichtenstein. 

 lichtenstein-rouen-cathedral-set-v

C’était un fan de Matisse et de ses poissons rouges qu’il a revisités et sculptés. Ça fait WHIN et ça fait BOING !

Lichtenstein--Roy--poisson rouge 2  SP A1878

Sans être un choc émotionnel, cette visite est une promenade sympa au milieu des bulles et des points et des lignes qui font la peinture de cette figure du Pop Art.  

 

Bibiz à tous les comics strip.

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 09:31
Dans la vie les gens ont beaucoup d'humour, en fait. Si si ! J'en ai encore eu la confirmation hier soir, en me rendant au Grand Palais pour la rétrospective consacrée à Braque. C'était le festival des calembours à la noix. Je ne vais pas me braquer pour si peu, vous pensez... Quel braquage ! C'est un vrai bric à brac... Je vous le disais... Les gens sont vachement drôles. Quoi mon titre ? Il est très bien mon titre.
paysage-de-l-estaque-braque-centre-pompidou 
Par contre, l'énorme claque que je me suis prise dans la figure, elle n'avait aucun humour celle-là ! Elle m'a saisie dès la première salle et j'en ai ressenti l'onde de choc jusqu'à la série des billards. Vous connaissez mon faible pour les Fauves, les postimpressionnistes divisionnistes. Ah ben la série des ports de l'Estaque sont dans cette veine. Première baffe.
 
Ensuite, on passe aux prémices du cubisme avec les références cézanniennes. Picasso rôde autour de Braque comme un prédateur qu'il était. A eux deux, ils posèrent les bases de ce nouveau mouvement. Braque en était la figure pensante, Picasso la vitrine. Alors là, c'est coup de poing sur coup de poing. Les instruments de musique, les paysages simplifiés, les joueurs de musique. Cubisme analytique, cubisme synthétique et cubisme hermétique. Il y a du cube pour tous les goûts. En tant que K-ro, ça me plaît beaucoup. Coup de cœur pour les trois tableaux verticaux Piano et Mandore, Piano et palette, Piano et je ne sais plus quoi.
Braque piano mandore georges-braque-gueridon georges-braque-guitare-cheminee
Le changement de palette est radical, un peu trop peut-être. La recherche de Braque en peinture est passionnante. C’est une peinture très intellectualisée, qui sans doute va en rebuter plus d’un. Il n’y a qu’à voir, ce n’est pas la foule d’un Hopper qui est nettement plus accessible au grand public soyons honnête. On verra à la fin de l’expo si une même folie saisit les visiteurs au point de patienter 5 heures dans le froid. A mon avis, il faut déjà un certain bagage pour voir l’expo Braque. Comme il le disait lui-même « tout cela a de la valeur à condition de rester mystérieux ». Voilà, comme ça c’est clair.
  g GrandPalais13GeorgesBraque03B
J’ai adoré les papiers collés qui engagent le changement, le retour de la couleur et des constructions moins étouffantes. L’utilisation du sable et de la sciure de bois dans la peinture pour lui donner plus de matière donnent des effets plutôt sympas.
g GrandPalais13GeorgesBraque04B
L’uppercut du milieu de visite vient avec les cheminés et guéridons, la série des nappes de couleur. J’ai dû m’asseoir pour reprendre mes esprits.
 
Ensuite, on s’évade vers la mythologie grecque sur une ligne biomorphe ininterrompue puis sur le dos de grands oiseaux blancs, bleus, éclatés, transparents dans une magnifique série des Grands Ateliers ou plus loin dans la dernière salle de l’expo.
  SP A1834
J’ai moins aimé les dernières toiles de sa vie qui sonnent comme un retour en arrière assez incompréhensible.
 
J’ai en revanche des critiques à adresser à l’équipe du Grand Palais : éclairage défaillant, tableau retiré, n° d’audio-guide erronés, rupture chronologique qui déroute le visiteur. C’est étonnant de leur part ce problème de mise au point. Par contre, on a le droit de prendre des photos de certaines toiles mais pas toutes. Etrange.
  SP A1837
Cela sera néanmoins une magnifique et grande exposition de la saison. Elle exige du souffle et des jambes, il faut bien compter 1h30 à 2h00 (sans file d’attente) pour tout voir. 
  SP A1833
L’avantage du moment comme je le disais : il n’y a pas encore grand monde, on admire les tableaux sans aucune gêne.
 
Après m’en être pris plein la figure, je crois que je vais commencer une collection de chutes de papier peint et d’emballages de Petit Lu histoire d’habiller un peu mes tableaux.
 
Bibiz à tous les magiciens de l'art.
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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 07:48

Marie Laurencin Trois jeunes femmes

Ouàlà ! Mais je suis complètement à la ramasse moi ! C'est la rentrée qui me fait tout oublier, or what ? Ben oui, j'y étais à l'expo consacrée à l'amante et muse de Guillaume Apollinaire. Bon, j'y suis allée à l'arrache, le dernier jour de l'ouverture, dans une précipitaiton palpitante proche de la crise de nerf, entre valises à préparer, dossiers à boucler et canicule du mois de juillet. Mais j'y suis allée quand même.

marie-laurencin 500

C'est difficile, la peinture de Marie Laurencin. Je dois dire que ça n'est pas tout à fait ma tasse de thé. Trop de gris, de couleurs blanchies qui virent au pastel. C'est très doux, pourtant. Féminin, mais un tantinet tristoune. On est à mi chemin entre les amoureux de Peynet et les illustrations de l'album pour enfants du chanteur qui a la guitare qui le démange et qui gratte un p'tit peu. Le même qui passait le torrent à gué du Square des Batignolles sur le chemin de l'école. Ah que de souvenirs...

 

Marie LaurencinLe Baiser1927Bon bref, revenons à Marie Laurencin.

 

De jolies toiles ont retenu mon attention, celles qui illustrent ce billet. Mais bon... voilà. C'est sûr qu'elle a compté parmi les grands peintres, qu'elle a fréquenté tout le gotha de Paris après s'être encanaillée avec ses copains du Bateau Lavoir. Son influence dans le Paris mondain était indéniable. Mais avec le recul, c'est sans doute moins fort et puissant comme peinture que celles d'autres peintres de son époque, qu'ils soient homme ou femme.

 Femme à la rose Marie Laurencin

Enfin, c'était chouette quand même pour une dernière expo avant les vacances. Qu'elles semblent déjà loin. Snif.   

 

Bibiz à ceux qui ne sont jamais en retard.

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 14:25

Ah ben ouais, j'ai fait italien en deuxième langue et j'ai conservé quelques restes qui en jettent un peu parfois, mais pas toujours. Mais là, pour le coup, grâce à ma superbe prononciation italiana-pizzaiolo, j'ai récolté quelques compliments qui m'ont fait bien plaisir je dois le dire.     

 

Borrani Charrette rouge

 

Les Macchiaioli donc, sont des peintres qui ont peint par tâche, la macchia, d'où leur nom. Leur évolution ressemble à celle de nos impressionnistes mais leur touche n'est pas celle de nos Renoir ou Monet et les compositions sont très éloignés de celles nos Maîtres.

A mon avis, toute autre comparaison avec nos impressionnistes me paraît légèrement abusive.

Les fiancés

En revanche, la lumière ! Ma che bellissima la luce ! Ah là là, non mais l'Italie quoi ! Ah là là, non mais la lumière !!!!  ça en jette encore plus que mon accent de vieux restes d'italien du lycée. A tomber par terre cette lumière.

 Lega après le déjeuner

Et les formats aussi sont très originaux. Nos impressionnistes utilisaient de grands formats très facilement. Chez les italiens, c'est plutôt du petit format, des petits panneaux de bois adorables, allongés. C'est reconnaissable immédiatement. Et c'est charmant.

 

Certes, c'est peint à la même époque alors on retrouve des attitudes, des vêtements, des poses qui se ressemblent. Parfois on trouve des ressemblances avec des tableaux de Caillebotte, Monet ou Manet.

 

Les thèmes de l'intime cher à nos peintres français se retrouvent ici aussi. Mais il y a un côté plus rural chez les italiens. Et le contraste est troublant parfois de voir des éléments citadins dans une composition de campagne. Contraste du pays peut-être.

 Boldini mary-donegani

Fattori Mme Martelli à Castiglioncello

Ces peintres italiens ont été fortement marqués, et leur peinture s'en ressent, par la guerre d'indépendance. De Garibaldi aux français, on traverse une part de leur histoire.

 

Bon, avec ces chaleurs, tout ça m'a donné envie da mangiare un gelato al cioccolato à la sortie de l'expo. Je vous recommande vivement celles de Godiva (les belges) qui reste une référence. C'est ça l'Europe. 

 

Bibiz à la mozzarella di bufala.

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 12:32

Il y a quelques semaines déjà, je me suis rendue à l’exposition Chagall, entre guerre et paix, au Musée du Luxembourg. C’était une très jolie (et très courte) exposition qui m’a permis de dessiner un p’tit peu. Je dis un p’tit peu parce qu’il y avait tellement de monde que les tableaux s’admiraient au coude à coude, à peine on pouvait respirer. Et moi quand je dessine, il me faut quand même un peu de place. J’ai fait de mon mieux, me glissant dans un coin pour ne pas gêner les autres visiteurs. C’est pas toujours simple.

 

Ce tableau, l'un des premiers de l'exposition, a énormément de succès. Tu m'étonnes John ! Les couleurs sont magnifiques. Le succès est tel que tout le monde le photographie avec son Iphone (nan mais n'importe quoi, c'est comme ceux qui filment avec leur téléphone pendant les concerts, j'y crois pas !!! Il est où le plaisir là ?), et même avec flash. J'ai failli tourner de l'oeil et mon coeur avait très très mal pour ces belles couleurs qu'on malmène ainsi. Car oui, chaque flash est un coup de poignard, un pigment qu'on assassine !

Marc Chagall - Bella et Ida a la Fenetre

 

Et les gardiens qui font semblant de ne rien voir ! C'est de la non assistance à chef d'oeuvre en péril moi je dis ! Vraiment n'importe quoi.

 

Voici un autre tableau qui m'a bien plu.

 

chagall-la madone au traineau

Cette dernière série des esquisses pour la vie est superbe. Une découverte pour ma part. C'est gai, c'est frais, ça fait rêver.Chagall esquisse pour la vieTout ça pour dire que

Chagall

c’est pas mal,

original

bon pour le moral,

Tiens j’ai la dalle,

C’est quand les municipales ?

Bref ! Chagall

 

Bibiz à tout les joueurs de violons qui s'envolent.

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 13:27

Notre père qui es au ciel parmi les nuages de M. Boudin,

Que sa signature soit sanctifiée,

Pour avoir initier M. Monet et ses acolytes à la lumière de la Normandie, au plein air et aux prémices de l'impressionnisme,

Pardonne-moi ma jalousie devant ses tableaux,

Mais faut dire que j'étais drôlement soumise à la tentation de vouloir moi aussi peindre des ciels comme lui

(qui ne le serait pas ?),

Sur la terre comme au ciel, l'exposition du Musée Jacquemart André, c'est juste pas assez,

Donne nous aujourd'hui notre Boudin de ce jour,

et on sera quitte pour cette fois !

 

Non mais alors des fois !

exposition-eugene-boudin-L-JpremT

 

C'est quoi cette expo de nain ? C'est comme d'aller dans un grand restaurant pour s'arrêter aux amuse-bouches. Franchement, c'est trop petit. Certes c'est de qualité, on va pas bouder... si si, on va pas bouder son plaisir devant les toiles de M. Boudin.

Mais quand même.

2367418 eugene-boudin-exposition

 

C'est un chouia trop pas assez cette fois-là, faut savoir rester sérieux.

 

Surtout, qu'elles méritent une grande exposition ces toiles.

 

Ou alors, ou alors, c'est un test pour vérifier la cote de popularité du peintre et l'année prochaine, le Grand Palais nous sort le grand jeu avec entrée plat dessert et trou normand au Calva.

 

Eugène Boudin, Marée Montante, MNBAQ

 

Alors dans ce cas, je dis OK.

 

Mais sinon, ben y a pas le choix. Faut la voir deux fois cette exposition. Au risque de rester sur sa faim. Grave.

 

eugene-boudin-exposition-musee-jacquemart-and-L-cxqlFJ

 

Bibiz à tous les camemberts Lepetit.

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 08:50

tamara10

Vraiment, nous avons de la chance depuis quelques temps. Les femmes artistes peintres sont très présentes dans les expositions parisiennes. L'année dernière nous avait gâté et 2013 continue cette tendance avec en ce moment deux expositions : Tamara de Lempicka à la Pinacothèque et Marie Laurencin à Marmottan.

Tamara de Lempicka Nue aux voiliers

Bisexuelle revendiquée, Tamara de Lempicka, une femme moderne, émancipée, libre et sulfureuse, jouait sur les ambiguïtés et la mode garçonne du début du dernier siècle pour offrir une peinture pleine de sensualité. Par sa touche, Tamara de Lempicka aurait pu être la fille de Ingres et de Fernand Léger.

 

Tamara de Lempicka Nue rouge

  Ses personnages aux poses torturées, se composent de cylindres, de formes géométriques simples. Leurs chairs de céramique s'entourent le plus souvent de drapés majestueux et d'arums. C'est de l'ingrisme pervers, selon la formule d'Arsène Alexandre. Certaines toiles m'ont paru directement inspirées du tableau de Ingres "Roger délivrant Angélique", où l'on voit une jeune femme nue, la tête en arrière, son cou étiré et les yeux révulsés, pendant que son sauveur transperce le dragon. Sauf qu'ici, c'est plus sulfureux encore.

tamara-lempicka-l'écharpe bleue

J'ai beaucoup aimé cette exposition qui donne un bel aperçu des périodes de l'artiste où la féminité et son affirmation restent une préoccupation. Rouge à lèvres de feu, vernis à ongle éclatant, accessoires, la femme de Tamara est belle, élégante et sophistiquée. Elle est moderne et dynamique, sportive et indépendante.

Tamara Lempicka Arlette Boucard with arums

Je me suis faite plaisir en copiant quelques toiles. Un vrai bonheur à copier car tout est géométrique dans ses toiles.

tamara-de-lempicka-21

C'est la première fois que je pouvais admirer des toiles de cette artiste et j'ai beaucoup aimé son travail. Certaines toiles sont archi connues. Je comprends qu'elle ait vite rencontré le succès de son vivant et je trouve son approche encore d'actualité, surtout à l'heure du mariage pour tous. Je suis sortie de là avec l'envie de peindre des couples de femmes en talons aiguille. Et finalement, je suis allée chez Sephora pour acheter un vernis à ongle. Ben quoi ? Se peindre les ongles, c'est un peu de la peinture aussi non ?

 

Bibiz à toutes les femmes qui s'assument.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 08:02

affiche-expo-paul-jacoulet-quai-branly-paris-cadran-hotel

J’avais vu l’affiche dans le métro, ou un bus je ne sais plus. Mais il m’a suffit d’un seul coup d’œil pour savoir que cet artiste, Paul Jacoulet, allait me plaire et que son œuvre valait absolument le détour. Je n’ai lu aucun article, j’ai juste suivi mon flair et je me suis rendue au Musée du Quai Branly pour voir cette exposition. J’ai passé près de deux heures magiques, à examiner en détail la délicatesse des gravures, les couleurs choisies et leurs effets. Cette exposition a été une véritable révélation artistique, une émotion aussi forte que celle que j’ai eue lors de ma visite du Musée Marmottan pour l’exposition consacrée à Henri-Edmond Cross le post impressionniste.

 

signature-paul-jacoulet-peche

Jacoulet Paul-le bocal de poissons rouges

C’est un travail à la fois fort et raffiné, saturé de couleurs et de détails incroyables, gai, magnifié mais proche de la réalité. J’ai été frappée par le choix toujours juste des couleurs, avec une préférence très marquée pour les gravures qui sont somptueuses. Les aquarelles et les dessins sont tout autant réussis, mais la gravure apporte une structure à l’œuvre qui pose et renforce le sujet. Les effets de papier, gaufrés ou creusés, donnent immédiatement la sensation d’une étoffe, plus que ne le pourrait rendre un dessin.

 

L’exposition est vraiment très bien faite. Des explications très utiles en vidéo permettent de comprendre le processus de la gravure sur bois, l’ukoyi-e (littéralement univers flottant). Et de voir à quel point Paul Jacoulet était exigeant avec les couleurs. Pas moins de soixante matrices (pièce de bois gravée) ont été nécessaires pour réaliser les couleurs de certaines de ses gravures. Le temps de travail était considérable. Mais le résultat est là.

 

pauljacoulet les perles

Il utilisait également des pigments et des poudres qui finissaient l’aspect satiné de ses gravures. Ses œuvres brillent sous la lumière grâce aux éclats de micas, poudre de perle et de nacre, et pétales d’or. C’est tellement poétique.

 

Paul-Jacoulet Jeune indigène d'Oléaï

Outre la technique, l’exposition offre un regard très humaniste et bienveillant sur les peuples d’Asie (Japon et Corée essentiellement) ainsi que sur les habitants des îles de Micronésie, leurs parures et mode de vie. Paul Jacoulet était également un grand collectionneur de papillons et je me suis régalée de voir ses compositions fleuries agrémentées d’insectes variés et colorés. J’ai d’ailleurs copié quelques détails : une délicate branche de glycine, un papillon fragile, le portrait d'une jeune femme coiffée d'une couronne de pêches et cette jeune fille malheureuse confiant son chagrin à son perroquet.

 

chagrins d'amour Paul Jacoulet

Ces gravures m’ont rappelé celles de Mary Cassatt qui avait été fortement influencée par les estampes japonaises, très à la mode à cette époque. A croire que cette tendance n’a pas disparu puisque les expositions parisiennes ont donné la part belle aux artistes japonais ces derniers mois. Voir les expositions Van Gogh ICI et Mary Cassatt ICI.

 

SP A1676SP A1677

 

L’exposition s’achève sur la présentation d’objets personnels de l’artiste, comme ses pinceaux ou ses godets de pigments, magnifiques. Voici de quoi nous le rendre encore plus proche et c’est avec émotion qu’on s’en va, avec l’impression de quitter un ami qu’on ne va pas revoir avant longtemps.

 

Bibiz aux îles Carolines.

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 15:37

C'est plus tout à fait la période d'halloween, et pourtant sorcières, spectres et diablotins hantent depuis peu les galeries du Musée d'Orsay à l'occasion d'une exposition complètement inhabituelle sur le thème du romantisme noir, intitulée "L'ange du bizarre". J'aime bien les expos à thème, ça me botte de plus en plus. On ne s'ennuie pas, c'est que des découvertes et on se sent moins cons qu'à l'arrivée. Tout bénéf. Bon, on n'y vient pas vraiment pour y voir de la peinture, mais plutôt de l'art d'une façon plus vaste.

 

L'ange du bizarre

Cinéma, littérature, gravure, estampe se mêlent pour une visite quasi-complète du panthéon mythologique et biblique, de l'univers de Satan et de ses sbires. De l'érotisme assumé de la victime de Dracula aux actes de la barbarie humaine, de Dante à Shakespeare, en passant par Edgar Allan Poe et Frankenstein, tous les monstres de cette exposition nous sont familiers. Revenants, colosses à cornes, médée, divinités, monstres marins, fantôme de cauchemar, démons et crâne aux yeux exorbités, Hollywood n'a rien inventé.

Crâne

Le Seigneur des Anneaux de Tolkien existait déjà dans les toiles de Füssli et de Blake. Ici un balrog... ah non, pardon, juste un dragon.

 

Blake Le grand dragon rouge et la femme vêtue de soleil

Parmi les artistes, Delacroix, Bouguereau, Rodin (sans sa porte des enfers), Hugo l'écrivain qui touchait de la plume aussi bien pour écrire que pour des lavis, Odilon Redon mon grillon, Klinger et Goya. Franchement, devant Les Caprices et Les Désastres de la guerre de Goya, j'en ai eu la chair de poule (rien à voir avec R. L. Stine). L'inquisition, la folie, la torture, le cannibalisme, l'assassinat de la vérité, tous ces monstres ne sont que l'illustration des actes insoutenables accomplis par les humains. C'est monstrueux. Effrayant. Redoutable. C'est à voir absolument.

 

caprices-goya-L-1

Goya Les désastres de la guerre

Le mythe de Médée et l'imagerie des sorcières occupent une place importante. Fascinant.

ange-du-bizarre-musee-orsay-une

Et l'on voit bien que le péché représenté par un homme n'a pas le même visage que celui que peindrait une femme. Moi par exemple, si je devais peindre le péché, ce serait plutôt une crêpe au Nutella couverte de chantilly. Par exemple... Enfin, on s'y retrouve, tout ça reste de la gourmandise.

le péché

Après l'épouvante et l'horreur, on passe à la mélancolie contemplative, puis à la mort et ses représentations, pour finir sur les toiles de Klee à Ernst, des surréalistes au mouvement dada.

 

C'est une chouette expo. Pour les gothiques, les porteurs de pentacles inversés et autres supporters de Satan, cette expo sera vraiment tip top. Par contre, pour les enfants, si vous voulez les initier aux revenants et vampires, vous serez plus avisés de leur proposer Hôtel Transylvania que l'ange du bizarre. Mais ce n'est que mon humble avis.

 

Et puis je résiste pas à l'envie de vous révéler qu'un visiteur a vomi devant la seule toile de Dali. Ahah, un copain, ça me fait le même effet à moi aussi Dali.

 

Allez, c'est pas tout ça, mais j'ai un exorcisme à accomplir moi. Vade retro CrêpeONutellaSatanas !! Sors de ce corps... immédiatement !!!

 

Bibiz à Tim Burton.

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 20:23

Ouhlàlà ! Je consulte ma boite mail et je reçois tout pleins d'alertes pour les prohaines expositions parisiennes ! Je suis carrèment sur le c..l ! Mais c'est une truc de malade ce qui nous attend : le noir gothique au Musée d'Orsay, Marie Laurencin, Félix Vallotton, George Braque, Eugène Boudin (je défaille), Keith Haring (c'est les enfants qui vont être contents de le revoir !) et depuis que Florence Cassez a été libérée, la rétrospective Frida/Diego est reprogrammée au Musée de l'Orangerie !

 

YIIIIIIIIIIHAAAAAAAAA !

 

Bon, ben, il me reste plus qu'à caler mes dates et faire chauffer les réservations !

 

Ouf, faut pas perdre une minute ! J'ai déjà la tête qui me tourne.

 

Bibiz au site Fnacspectacle.com.

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Cher lecteur, voici plus de quinze ans que je peins. Cette passion trouve par ce blog un moyen d'exposition adapté à mon rythme de création et à ma vie très active. J'ai fréquenté de nombreux ateliers, fait de superbes rencontres et appris auprès d'artistes reconnus. Les tableaux, croquis et dessins présentés dans mes albums couvrent ces quinze dernières années. Je vous présenterai celles à venir par mes articles. Bonne visite dans mon atelier.

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